Samedi 29 août 2009 6 29 /08 /Août /2009 22:40

Je remarque une chose. Déjà, ça fait longtemps que je n’ai pas updaté ce blog, mais c’est parce que je me suis remotivé à travailler sur mon roman. Ensuite (mince, ça fait déjà deux choses là), je n’ai pas encore parlé de musique sur ce blog. C’est assez difficile d’écrire sur la musique je trouve, parce que c’est plus du domaine du ressenti, de l’inconscient presque, que de la vulgaire critique objective. Alors je ne vais pas forcement citer des milliers de groupes, de genre ou que sais-je (mais un peu quand même), il y aura quelques trucs à écouter, surement, et ça sera plus une sorte de compte rendu globale (et passionnant, c’est évident), de pourquoi j’aime la musique que j’aime, et pourquoi vous devriez l’aimer aussi, si vous êtes comme moi (j’en doute, mais quand même).

 

Ils arrivent ...

 

Si on y réfléchit quelques secondes (de longues minutes pour les plus lents d’entre vous), on arrive à trouver un sentiment qui nous fait aimer une chanson. Pour ma part, la quasi-totalité des chansons que j’aime me donne une impression de puissance, de l’épique, quelque chose qui me retourne l’estomac, qui me donne les larmes aux yeux, pas parce que c’est triste, (parce que quand une chanson (ou tout autre chose) a pour but d’être triste c’est automatiquement du vomi glougloutant de larve frelatée ayant fricoté langoureusement avec dans l’ordre et parfois en même temps : du miel périmé, une marmotte qui pleure, un petit chien malade et Hayao Miyazaki) mais parce que c’est beau et grand. J’aime la musique quand elle ressemble à une horde barbare lancée sur les muraille d’une cité à l’agonie, quand elle ressemble à un tremblement de terre pendant un orage et une éruption volcanique, mais aussi quand elle ressemble, à l’aube d’un matin froid et sec, au sourire d’une jolie rousse vu furtivement par la fenêtre d’un appartement où des chats s’endorment, à travers les yeux embrumés d’une gueule de bois, certes molle et embourbée, mais qui nous fait nous sentir vivant (au travers du sourire de la jolie rousse, parce qu’avoir l’impression d’avoir la bouche remplie de purée Mousseline faites avec de l’huile de vidange est une chose peu agréable). Grand et beau sont deux adjectifs qui donnent puissant une fois accouplés, pour moi. Une sorte de vertige mental, sans la peur.  (Cette dernière phrase n’était pas un coming-out, merci de respecter mon lyrisme d’une façon neutre).

 

Il y a quatre genres de musique qui font cet effet chez moi. L’un, de façon brutal, des choses qui me donne envie de détruire mon appartement avec ma batte de cricket (j’ai une batte de cricket pas parce que je joue au cricket, mais parce que j’ai toujours rêvé d’avoir une batte de cricket, ce qui est une bonne raison d’avoir une batte de cricket. Et aussi contre les zombies). L’autre, c’est la version rousse, celle qui me donne envie de tomber amoureux immédiatement. L’avant dernier, c’est celui qui me fait me sentir invincible, plus décalée, plus subtile aussi, une sorte de cocaïne musicale. Le dernier c’est celui de l’ambiance. Il amène un flux de choses avec lui et redécore une pièce en quelques secondes.

 

Parlons du plus bourrin, celui que j’écoute le plus au final, le ravageur d’estomac. La source première reste la musique électronique dansante, en général. Quand je parle de tremblement sonique, ce n’est pas un vulgaire David Guetta qui arrivera à me le procurer. Ce sont des gens comme MSTRKRFT, the Prodigy, Ratatat ou Boys Noize. Des choses aux basses profondes, aux rythmes rapides, à la batterie frétillante et juste au son gros.  C’est un plaisir assez régressif au final, assez guerrier, mais bordel, j’aime quand d’un seul coup, au détour d’un pont distillant gentiment un soupçon de la mélodie, le tout se tait, une cymbale gigote et d’un coup notre amie la grosse caisse vient tambouriner mes intestins en sublimant la simplicité pugnace d’un synthétiseur bien ajusté, et puis quand les rebonds d’une ligne de basse viennent saupoudrer de gras les rythmes de la musique, mon corps s’agite et mes neurones dansent.

Ce qui est étrange, c’est que je n’aime pas forcement danser. J’aime danser comme un abruti, une danse de pure jouissance enfantine, sur ce genre de musique. Certaines formes de rock peuvent me donner ce genre de sensation mais c’est rare. C’est la partie metal qui est la plus généreuse, mais j’ai énormément de mal avec les voix dans ce genre. Citons tout de même Motörhead ou Dragon Force (et je n’ai même pas honte du dernier, je vous ai déjà dit que c’était un plaisir régressif). Ha si, il y a aussi le Punk Celtique.

 

Bon, des exemples non d’un prépus.

 

 

 

Un clip pour le Punk Celtique, pas trouvé sur Deezer.

 

 

 

Le deuxième genre est nettement plus tendre. Ce n’est pas de la chanson d’amour, c’est de la chanson puissante mais lente. Une sorte d’énorme bourrasque primordiale, qui emporte à peu prés tout. Je chiale comme un con si j’entends ce genre de chanson dans la bonne ambiance (dans le bus le matin, par exemple, même si ça fait des plombes que je n’ai pas pris un bus). Il y a surtout du David Bowie, et puis du Velvet Underground, du Simon and Garfunkel, du Joy Division. 

 

Le dernier genre est vraiment moins définissable. C’est le genre parfait pour marcher. Vous savez, quand vous avez votre casque, que vous êtes dans la rue, qu’il y a des gens et que vous avez l’impression d’être au dessus de tout le monde. Vos pas s’accordent à ce que vous écouter, d’un sourire vous ravagez tout, c’est classieux, original, vous êtes beau. Ce genre de musique. Il y a de tout. Vraiment.

 

 

Enfin, le dernier est à écouter chez soi, seul, avec de l’alcool, c’est mieux. Ce sont les musiques d’ambiances, mais pas de la loundge moisie, nan, du Rock Indé Canadien, de l’expérimental Islandais et du Dubstep. ( je n’ai mis que deux chansons parce que Storm doit faire dans les 30 minutes).

 

Et puis, il y a un artiste qui arrive tout seul à faire les quatre. C’est un véritable fourbe, il est anglais, il s’appelle Aphex Twin. C’est Dieu, c’est tout. Il n’y a presque rien de lui sur Deezer, donc vous allez subir Youtube. Dans l’ordre des genres.

 

 

 

 

Par Birdie - Publié dans : °° Musique atavique.
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Mercredi 5 août 2009 3 05 /08 /Août /2009 16:12

Terminator Salvation est un film que j’ai aimé mais qui est mauvais. Mas oui, ça existe, ce n’est même pas un plaisir coupable, c’est juste que le film est vraiment mauvais, il a de graves problèmes d’histoire et de jeux d’acteur, il ne va pas au bout de ses maigres qualités et la fin est supra pourrie, mais j’ai quand même aimé le temps que j’ai passé à le regarder. Il n’est pas si mauvais que ça donc.

 

A quand un Terminator vs Zombies ?

 

Le film a des défauts franchement horripilants, l’Américanisme de base qui rode autour de chaque scène est insupportable (la fin … mon dieu (Ha ? je l’ai déjà dit ?)). Avec des gentils gentils, des méchants méchants, et des gentils méchants qui sont gentils. Un truc que je n’ai jamais compris, pourquoi Skynet est-il méchant ? Il ne veut pas se faire éteindre ? Mais c’est une AI  et là il ne peut plus se faire éteindre. Donc il se met dans un coin à se foutre en boucle ce qu’il aime et voilà, pas la peine de tuer tous le monde ça ne sert à rien du tout. Depuis le 1 on sait que Skynet est méchant, mais dans le 4 il est plus visible. Les incohérences sont chiantes dans Terminator et dans le 4 elles explosent les yeux. Pourquoi ne pas avoir envoyé un Terminator tuer l’arrière arrière grand-mère de Sarah Connor, quand elle a 7 mois disons. Ca doit être simple quand même hein ?

Un autre truc, dans le futur où Skynet envoie plein de trucs robots pour tuer les gentils humains, pourquoi il ne construit pas un tank de gros bœuf de trois cent mètres de haut avec sept mètres de blindage et il leur roule sur la gueule. Et les armes chimiques ? T’en balancent partout au pif et puis voilà, plus de vie. Tu t’en fous, t’es en métal, en circuit imprimés et autre piles qui font boom en deux secondes (je me plaindrais au fabriquant perso, c’est honteux un matériel si instable).

 

Mais revenons au film, même si j’ai subtilement effleuré ces problèmes dans le paragraphe précédent (je suis balèze je sais).  D’abord, les acteurs. John Connors n’est pas du tout le héros du film et tant mieux, Christian Bale est un acteur bien pour jouer les type froids, il est merveilleux dans the Machinist ou dans American Psycho, dans Terminator il est vraiment catastrophique. Il a déjà le syndrome Prison « je murmure tout le temps même quand je cris » Break et donne à notre leader de la rébellion un charisme de calamar (et non de poulpe, vu que c’est un animal fort charismatique). Le véritable héros s’appelle donc Marcus, et il est ma fois agréable. L’histoire tourne autour de lui et l’acteur qui l’incarne est tout à fait correct.  Mais l’individu le plus sympa du film reste Kyle (le héros du 1, jeune homme dans le 4). L’acteur a une bonne tête et je l’ai trouvé assez crédible (passons la petite fille afro américaine muette qui le suis partout et qui ne sert à rieeeeen du tout sinon ramasser des trucs des fois, même le chien dans Fable 2 est plus primordiale, d’ailleurs, en parlant de ça, ils auraient du foutre un chat dans Fable 2, c’est mignon les chats). Il y a aussi quelques filles mais en plus d’être fort peu jolies (alors qu’elles sont là pour ça hein) sont aussi plausibles dans leur rôle que Freddy Kruger en serveur à MacDo (quoique.. .D’ailleurs !!! Vous saviez que l’acteur de Kruger et de Rorschach dans Watchmen c’était le même !! GG j’ai envi de dire, mais je ne sais pas pourquoi).

 

Et qui va encore ranger ton brin (Copyright Nord Pas De Calais représente) hein ?

 

Après, il y a le cœur du film, ce pourquoi on va le voir au final, l’action. J’avoue que c’est le point le plus réussi du film, malgré quelques bémols. Une scène en particulier ma vraiment plu (avec même un petit hommage à Mad Max 2 j’ai l’impression, même si j’ai tendance à voir des hommages à Mad Max 2 partout), on a enfin un Terminator de la taille d’un immeuble. Et il défouraille sec, il balance du gros calibre dans la gueule et ça pète dans tous les sens en vous retournant le caleçon (le slip si vous êtes vieux ou gay, le string si vous êtes une habitante du Sud de la France (NB : arrêtez de mettre des strings demoiselles, c’est laid)). Mais le truc, c’est qu’on a cette délicieuse sensation qui vous fait dire «  Haaaannn », « OMG » voir « Bordel à cul de puritain de chiasse ça envoie du bois ça mon gars » n’arrive qu’une fois. Mais elle survient, ce qui est déjà pas mal. J’ai toujours regretté ce manque de grandiosité dans le cinéma. Peu de film m’ont vraiment aspergé de scènes épiques. C’est difficilement descriptible. En donnant des exemples vous allez comprendre. Le film Wanted est pour moi le meilleur film d’action jamais fait. Pas à cause du scénario, pas à cause d’Angelina Jolie, juste parce qu’ils peuvent courber les balles, qu’ils font des sauts de trente mètres alors qu’on s’y attend pas, qu’ils font des trucs avec des voitures que même Remi Julienne il est dég’. Les gens qui ont fait se film ont osé aller dans le grandiloquent, dans l’incroyablement bourrin, et j’adore ça. Fin de l’anime Gurren Lagan, les héros se battent contre le méchant... à coups de galaxies dans la gueule ! Voilàà, ça c’est bien. Si le monde du manga m’apporte très souvent des scènes épiques dans le genre, c’est plus rare au cinéma. En règle générale, j’adore quand un personnage à priori faible arrive à se débarrasser d’un type trente fois plus balèze grâce à un gain de puissance aussi inattendu que magnifique. Sangohan contre Cell, C-16 se fait décapiter, sa tête roule au pied de notre jeune héros. Dans un dernier souffle métallique, il lui dit de sauver la terre, les animaux, les oiseaux, qu’il adore. Et la Cell lui explose la tronche d’un pas. Bladablouuum !! Sangohan s’énerve et explose Cell aussi vite qu’il fait lire « wtf ». Matrix (le premier). Néo est poursuivi par des agents, c’est la fin, il est mal, il va se faire buter, un agent déjà c’est plus balèze que lui mais genre 4, c’est Beyrouth dans son cul. Sauf que PAF ! Néo est l’Elu, il se les frite tous à une main ! C’est magnifique, j’en pleure encore. One Piece, Ussop, le meilleur personnage au monde. Un couard ridicule qui s’enfuit tous le temps. Pas de pouvoir, aucune force réelle sinon son inventivité et sa précision légendaire. Quand d’un gros burst de témérité il explose des adversaires 100 fois plus puissants que lui, j’exulte. Etc etc.

 

Bon, désolé pour ce délire, mais j’adore cette sensation qui m’emporte quand je lis ou vois ces scènes.

 

En exclusivité, une photo de mon propre chat.

 

 

 

Pour en revenir à Terminator Salvation, il mérite d’être vu, pour les scènes d’action et certains passages vraiment réussi. Mais surtout ne vous attendez pas a un scénario plausible ou à une fin agréable. J'allai oublier tiens. Sans vrai Swarzy, Terminator perd quand même beaucoup de saveur.

 

Désolé pour cette article totalement inutile.

Par Birdie - Publié dans : °° Cinéma approximatif
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Vendredi 31 juillet 2009 5 31 /07 /Juil /2009 22:36

Sachez tout d’abord que j’écoute le remix Drum&Bass de la musique de Terminator et qu’il est franchement pourri.

 

Vous allez me dire que Terminator fait partit de la culture mainstream, que tout le monde connait, que Hasta La vista Baby. Et je vous répondrais que ta gueule, mais que oui. Alors que vient donc faire cette quadrilogie (moui c’est moche) dans ce blog que vous allez rétorquer. Et à moi de t’enchainer sur un je t’en pose des questions.  Je viens de voir Terminator 4  et ça mérite une rétrospective mal faite, pleine de mauvaises foi, de mauvais jeux de mots, de mauve et de gris (par exemple).

 

Ma mère n'a jamais voulu m'acheter le même fusil, je lui en veux encore.

 

J’aime vraiment beaucoup les Terminators, surtout pour Schwarzenegger. Je pense sincèrement qu’il devrait être placé très haut dans l’éthéré classement des acteurs ayant fait des bons films (mon Dieu comme cette phrase est moisie). Il a fait d’excellentes choses dans un genre pas si visible (la scie hanse fi xion (j’ai honte)) et il a surtout et tout simplement la classe. Son accent a la classe, sa démarche a la classe et sa tête a la classe. Je dirais même que dans Terminator 2, il est l’incarnation même de la classe à l’américaine (ha ha). Le truc, c’est que sur une autre personne,  le full cuir et les lunettes sévères, c’est quand même ridicule, mais quand le gentil autrichien enfile la combi moulante, ba Blam, c’est hachement superbe. On rajoute une Winchester qu’on recharge à une main en la faisant tourner et on n’est pas loin du niveau ultime de la classe, aux coté de Legato de Trigun (il peut te faire regarder High School Musical en souriant s’il veut !), de Mr Blonde dans Reservoir Dogs (l’inventeur de la boucherie casual) et de des Esseintes dans le A Rebours de Huysmans (ce type à une tortue avec des joyaux sur sa carapace qui vit sur un tapis persan au milieu de son salon quand même).

 

Bref.

 

Il y a, au delà de Gouvernator, d’autres choses agréables dans Terminator.  L’univers, malgré sa foultitude d’incohérences (inhérentes au voyage dans le temps, qui sera le sujet d’un prochain article, dans lequel on verra que Doctor Who est la meilleur série au monde), est agréablement agencé. Il y a de bonnes idées et les développements apportés par les suites sont sympathiques (je n’ai pas vu la série The Sarah Connors Chronicles, mais je compte le faire). J’aime le statut de John Connors, et je me plais parfois à m’imaginer dans sa tête. Pensez donc, vous savez depuis toujours que vous allez être le leader de la résistance humaine contre les machines. Je ne fais pas comme ce con du 3 moi, je me la pète à fond et ça sera mon premier argument en face d’un avatar d’Aphrodite (bordel c’est moisi comme métaphore pour dire une Rousse) (j’aurais pris des vidéos du T1000 pour prouver un peu le truc).

 

Je trouve même que Sarah Connors, dans le 2, n’est pas un personnage féminin guerrier raté, comme tous les autres dans tous les autres films (sauf Kill Bill, est encore). Elle est agaçante cette Sarah, certes, mais crédible.

 

Jean Pierre n'avait pas peur des robots. Fort ce Jean Pierre.

 

Je vais parler vaguement du trois (les deux premiers étant universellement frappé du sceau «  bon films », rien que pour la façon de courir du T-1000) avant d’attaquer sur mon avis pour le Salvation (qui sera pour un autre article parce que je suis un vil flemmard et que je veux garder de la shortitude dans mes articles pour que ce ne soit pas chiant à lire).

 

The Rise Of The Machines est, il faut le dire (genre ça implique de grands trucs de dire qu’un film est pourri) pourri. La méchante ne fait pas peur (et est moche), John Connors est complètement lourd,  il n’y aucune trouvaille, etc. Mais il a quand mêmes certaines qualités qui ont fait que son visionnage fut agréable. Déjà, il est drôle. Il rode autour de Swarzy un second degré permanent. Entre les clins d’œil aux autres films, et la magnifique scène de poursuite du début, il est un peu ridicule le T 800, lui qui avait fait peur dans le 1, qui avait impressionné par son humanité teintée de minigun dans le 2, dans le trois, il est drôle.  Il se balade avec un cercueil plein d’armes, il se prend des tas de trucs dans la gueule, il met des lunettes pourries, il dit des trucs cons. Ensuite, il y a, à un moment, une dame qui, dans la clinique vétérinaire du personnage jouée par la demoiselle sous citée (suspens), arrive pour une urgence. En effet, son chat est malade. Un autre point vraiment agréable, la présence de Claire Danes. Cette demoiselle est de la race vraiment rares des «  très jolies filles qui n’ont rien de vulgaires, qui semble naturelles et qui ont même l’air intelligentes ». Dans Terminator 3 elle a une sale coiffure mais regardez Stardust (qui est un très bon film) et tombez amoureux.

 

Sachez que même s'il ne me reste plus rien à dire, il y aura quand même une image de chats juste après.

 

Donc voilà, Terminator 3 est un mauvais film, mais pas que.

 

Plus tard, la critique pas du tout constructive et utile de Terminator Salvation.

 

" Chatons rencontrant une fan de Twilight. "

 

Ps : désolé pour les fautes, ça sera corrigé ultérieurement.

 

 

 

 

 

Par Birdie - Publié dans : °° Cinéma approximatif
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Mardi 14 juillet 2009 2 14 /07 /Juil /2009 17:20

Les séries télé peuvent parfois être de fabuleux moyens de se sentir tout bien dans son petit corps quand on en regarde. Oui, des fois c’est bien. Depuis Twin Peaks (wikipedia si vous ne connaissez pas), la série télé s’est développée pour parfois créer des sagas aux diverses ramifications vraiment satisfaisantes. Des fois, ça tombe dans le trop long et trop de mystères irrésolus à la Lost (qui est une série de merde) et parfois ça développe un univers crédible et passionnant, comme Doctor Who (obligé un article là-dessus dans pas longtemps) ou même The Soprano.

 

Et puis des fois, ce sont des sitcoms. Un épisode, 22 minutes sans les pubs, une histoire. On rigole, un fil conducteur simpliste, et des fois c’est bien. Je ris beaucoup devant How I Met Your Mother (un certain Barney y est pour quelque chose) et j’aime assez aussi the Big Bang Theory. Ba tiens, c’est même le sujet de l’article d’aujourd’hui.

 

Et en plus, il y a un indien.

A la base, l’histoire raconte la vie de quatre gros geeks bien physiciens qui deviennent amis avec une fille du type «  bimbo du milieu des Etats Unis à mini short rose ». Un des quatre tombe amoureux, et paf, c’est drôle.

Cette série est à moitié réussie. D’abord, les bons points (ouaaaaah).

Certains des personnages, deux surtout, sont vraiment très drôles. Sheldon et Howard pour les citer. Je ne vais pas vous raconter en détail pourquoi ils sont funs, regardez donc un épisode bande d’oisifs. Mention sur -spéciale à Sheldon qui mérite sa place au colisée des personnages de série sur-réussis (avec Barney, Le Futé, Mister Eko et Zoidberg).

De plus (c’est moche, je préfère Et puis mais je me soigne), c’est quand même sympa de voir des gens dans une série mainstream jouer à WoW, avoir des figurines (encore emballées, normal)  ou parler Klingon.

Mais là est aussi le centre même du problème. Cette série s’adresse au grand public  et au final, toutes les références sont très banales, ce sont des geeks de seconde zone. Ils sont fan de Superman ? Bordel, un bon geek aimera Deadpool. Ils jouent à Halo ? Huuuu, Team Fortress 2, Left 4 Dead, bande de nazes. (Halo sur X-Box en plus, mon Dieu, une manette). Ce sont des Trekkies, comme 50 % des mâles américains entre 20 et 30 ans. Ils se déguisent en Frodon ? Hein ? On se déguise en Roland ici ok ! Non, dans cette série, on pisse petit sur la Geekerie pour enfoncer notre noble corporation dans une médiocrité racoleuse. Après fallait pas s’attendre à entendre parler de Shining Force à la télé américaine, mais quand même. Autre chose, pourquoi ce sont des scientifiques ? Les geeks sont tous des scientifiques ? Evidement que non. Pourquoi associer l’amour des équations à celui des fusils plasma, ce n’est pas forcement logique. Genre j’ai fait des études d’anglais je suis donc amoureux de Margareth Thatcher, (cet argument moisi vous est offert par Le Droit De Savoir), je ne lis que Charles Dickens et je mange du Cheese Cake en quantités colossales (vous attendiez industrielles bande de clichés sur pattes).

Deuxième point vraiment affreux, ils n’ont pas de chats.

Timmy était devenu un maitre de la méditation transcendantale après douze ans à vivre à coté d'un aquarium.

 

Autre grave problème, mais vraiment (au delà du jeu d’acteur (surtout du héros) qui est parfois bien mauvais), Penny, l’héroïne, qui est censée être  super jolie of Death, n’est qu’une ridicule cagole (ce mot étant la seule chose venant du sud de la France qui mérite notre attention, tant sa sonorité semble en parfait accord avec ce qu’il décrit, notez-le). Elle s’habille horriblement et au delà d’un corps agréable, elle n’a rien pour elle. Un vrai geek tombe amoureux de Lucy Liu, pas de la coiffeuse de mémé (elle porte même des tongs !!! Mon dieu).   Quelle image bien triste de la jolie fille dans les séries au final. La où un sourire franc et quelques taches de rousseurs peuvent exploser mon pauvre petit cœur de gentil geek, il nous explose de la chair moite et de la danseuse mal fagoté. Je suis choqué mes amis. Pour la vraie filles à la télé, raz le fion des Britneys.

 

Même en mode " maquilagàdonf et lumière qui brille ", y'a pas photo (ba si, y en a même deux. ha ha ha.)

 

Au final, j’aime regarder The Big Bang Theory, mais comme Barney, Sheldon porte le poids de la série sur ces épaules.

 

 

 

 

 

 

Par Birdie - Publié dans : °° Télévision apocalyptique
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Lundi 13 juillet 2009 1 13 /07 /Juil /2009 22:09

Voilà donc une petite nouvelle (non, n'imaginez pas qu'une fillette de huit ans avec un collant vert et un cartable Tortues Ninjas (qu'il est con son père) va venir, je parle du format littéraire), que je sors honteusement du placard.

 

 

 

Ourobouros.


 

 

« Manger son chien n’avait pas été une idée fabuleuse, après tout. André m’en a voulu pendant longtemps, alors que chaque jour, je lui ramenais d’autres chiens, pour lui faire oublier la vision de ma bouche pleine des restes de son adorable Labrador prénommé André.

Oui, il l’avait appelé comme lui. Ca le faisait rire. Il fallait le voir, son visage déformé par le rire, quand il hurlait un «  Andrée on rentre ». Evidement, ça n’était pas très drôle. Mais ce n’est pas pour ça que je l’ai mangé. Il y avait, derrière tout ça, une logique parfaite. Enfin, c’était avant de le faire. Maintenant, quand je le vois, je me dis bien que c’est raté. »

 

Je relis ça une deuxième fois, me demandant bien où ça m’amènera. J’ai vraiment un job ridicule, lecteur pour une maison d’édition de nouvelles amusantes. En réalité, je ne lis jamais rien de drôle, et quand j’y réfléchi un peu, je me dis qu’ils y a certains des auteurs qui nous envoie leur texte qui doivent avoir une vie affreuse. Je vois bien le type, tout seul, chez lui, en revenant de son job pourri, il s’assoie devant son PC et commence à ce dire qu’il pourrait publier.

 

Cette série est vraiment nase, quelle idée de nous montrer la vie d’un pauvre type un peu intello. Il est énervant en plus, vraiment, j’en ai assez. Mais voilà, ça m’arrive souvent, quand je suis devant la télé, plus c’est con, plus je regarde, hypnotiser par le vide. Une sorte de vertige mental. Ce n’est pas du tout désagréable, une sensation de plénitude, un bien être spirituelle presque. C’est quand je commence à baver que je me dis qu’il faut que je change de chaîne.

 

Lire le journal de mon père n’avait jamais été aussi ennuyeux. Imagine, il écrivait tout ce qu’il faisait de ses journées ! Il arrivait à mettre sur papier tout son ennui, cette mollesse incroyable. C’était peut être un bon écrivain au final, réussir à faire partager ses sentiments, avec tant de force. Non, ce n’est pas le bon mot, tant de … Rhaa, je trouve pas.

 

Et il m’a encore raconté le truc sur son père. Je te jure, parfois, je me demande pourquoi je l’ai épousé. Il me dégoûte, toujours énervé, toujours à haïr tout le monde. Et quand il cherche ces mots, c’est juste insupportable.

 

Enfin, je raccroche, cette abrutie me parle tous les jours pendant une heure, j’en ai mal à l’oreille. Je suis trop gentille, c’est ça. Je devrais lui dire que je m’en fou de sa vie. Mais j’ai besoin d’elle, je ne sais pas quoi faire.

 

 

Pourquoi les gens m’appellent pour se plaindre ? Ce n’est pas juste, je voulais faire de cette émission un lieu d’échange, une aide psychologique intéressante, j’aurais cru que j’allais en sortir grandi. Mais au lieu de ça, la moitié des appels sont lié au sexe, l’autre à des difficultés sans importance, je pense qu’au final les gens qui ont de véritables problème ne vont pas les dire à la radio. Je suis con.

 

Pourquoi est-ce que je me sens vide, comme ça ? Je voulais appeler ce type là, il aurai pu m’aider … Mais j’ai eu peur et puis il allait me dire des banalités. Non, non, je préfère en finir. Désolé, c’est comme ça.

 

Sa lettre de suicide est un peu bizarre. Le plus étrange, c’est que je me fiche qu’il soit mort. C’était mon petit ami quand même. Mais non, je n’arrive pas à avoir de la peine. Le seul truc qui me chagrine, c’est que j’ai l’impression d’être vide aussi, comme lui. Et je ne veux pas être comme lui.

 

Mais bordel, qu’est ce que c’est que ce sujet de partiel pourri ? Et on doit trouver le trouble de cette fille ? Mais je ne sais pas moi, j’ai pas révisé de toute façon. Et puis je m’en fous. Rha, je vais pas avoir mon année, c’est certain. C’est de votre faute. Tant pis, je mets rien, mettez moi 0.

 

Il n’a même pas essayé, et en plus il m’insulte presque, écrire ce genre de choses sur sa copie. … Oui, évidemment, il va avoir 0.  Pourquoi j’ai accepté de donner des cours ? Ca ne m’intéresse pas, j’aime la psychanalyse, pas l’enseigner. Heureusement, voilà mon patient. Celui là est vraiment bizarre.

 

Il est bien fait ce bouquin, je me retrouve dans ce psy. Enfin bon, je n’ai pas enseigné, mais j’aime mon métier comme lui, parce que je rencontre des gens étrange, et petit à petit, l’humanité en général me fascine. Je me fais un peu peur, quand j’ai envi d’aller plus loin dans la perversion, rencontrer les vrais monstres. En attendant, le type le plus fou que j’ai ai persuadé d’avoir manger le chien de son meilleur ami. C’est déjà pas mal.

Par Birdie - Publié dans : °° Nouvelles classieuses
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Lundi 13 juillet 2009 1 13 /07 /Juil /2009 21:47

Aimez-vous les RPGs japonais ? Oui que vous allez me répondre, la preuve, vous avez fini Final Fantasy X et que donc vous êtes super calé. Vous êtes, au delà d’être un abruti, un gros abruti. Même si ce magnifique monument de ce que Square peut faire de plus «  Han t’avu il a 1 chort avek une jambe + kourt k lotre et el é tro bél je <3 tro C cheveu !!!1 ! »  n’est pas non plus une grosse bouse infâme, c’est quand même, dans le genre des RPGs jap’s, une grosse bouse infâme. N’avez-vous pas été emporté par l’histoire morne et les personnages sans charisme ? Epoustouflé par le sphérier moisi ou la petite flèche qui vous dit là où il faut aller parce que ho la la la je suis perdu moi dans un truc où il faut aller tout droit lol ? Subjugué par la mocheté immonde du type avec ces cheveux bleus là (c’est affreux de ne même pas se rappeler du nom d’un des méchants dans un rpg qu’on a fait quand même …)…

 

* recherche wikipedia *

 

Seymour Guado !

 

Je suis tellement laid que même mes cheuveux tentent de me cacher le visage.

 

 

 

Oui donc bon. Enfin bref, les RPGs japonais sont un (non mais ...) genre assez intéressant, même si confronté à l’horrifiante action du temps qui coule, j’ai peur. Sur Next Gen, y ‘a quand même pas grand-chose (Star Ocean 4 pas mal mais bof au final), et cela même si Lost Odyssey n’est pas la fiente cosmique que les gens pensent qu’il est (ouch). Une dimension épique, un doublage sympa, un système de combat pas trop chiant (à la Legend Of Dragoon (en moins chiant)). Enfin, je ne suis pas là pour parler de Lost Odyssey (jouez-y quand même pour voir si vous accrochez), mais de la série des MegaTen (raccourci de Megami Tenseï), ultime avatar de l’incroyable richesse, beauté, intérêt des RPGs japonais.

 

Alors que dans la plupart des RPGs, c’est le médiéval fantastique qui est mis en avant (la Fantasy même en général) avec MegaTen on a affaire à du Fantastique, les trois quart du temps, l’histoire se passe dans un Japon moderne ou dans-pas-très-longtemps et touche à l’occulte, au mysticisme, ce genre de chose. C’est inspiré d’une série de bouquins, les Digital Devil Story. Megami Tenseï étant le premier tome (La métempsychose de la déesse littéralement, La résurrection de la déesse si on ne veut pas trop se la péter et être compris d’à peu près tous).

 

J’avoue humblement ne pas avoir fait tous les MegaTen, d’abord parce que je ne parle pas Japonais, ensuite parce que j’ai découvert cette métasérie comme on dit sur le tard, avec Shin Megami Tensei 3. J’essaye depuis de me rattraper, mais j’avoue que c’est difficile, surtout quand on joue à WoW (d’ailleurs j’ai arrêté, quel jeu de merde quand même)…

 

Le héros de Shin Megami Tenseï 3 est tellement classe que même Dante est jaloux.

 

 

 

La série est gourmande en spin off, surtout les Digital Devil et les Persona, qui sont les plus connus en occident.

 

Plutôt que vous faire un historique super chiant et trouvable en trois cliques sur Wikipedia, je vais vous parler de mon ressenti quand j’ai joué à ces jeux (je n’ai fait les deux Digital Devil, Shin MegaTen 3 et Persona 2, 3 et 4 pour ceux que ça intéressent, c'est-à-dire personne). En effet, même si le système de jeu est sympathique (même si ça varie grandement d’un Spin Off à l’autre), que ce sont de véritables JRPGs dans le sens où 250 heures de jeu c’est possible si on est motivé à tout débloquer à fond, c’est par leur ambiance que ces jeux sont cataclysmiquement fabuleux.

 

L’ambiance est l’élément primordial d’une oeuvre artistique selon moi. C’est ce cadre capital qui va définir le caractère inoubliable d’une peinture, d’une musique, d’un film, d’un livre ou d’un jeu vidéo. On se souvient de Fight Club pour la maison, la sueur et le sang, pas pour le message anarcho-cucul. Si mon jeu vidéo favori (et là je vais peut être me faire huer) est Parasite Eve 2, c’est parce que je me rappellerai toute ma vie de l’impression si particulière, réellement indéfinissable autrement que par une description réussie, de la ville du désert et du labo. L’ambiance est le fil qui relie chaque chose, elle prend tous les éléments dans leur essence même et domine impérieusement chaque œuvre d’art, je l’ai dit, mais aussi chaque moment d’une vie (selon moi encore). Si j’aime à boire du café dans un mug Star Wars en peignoir en écoutant du Dubstep tout en regardant la pluie tomber sur ma fenêtre de salon, c’est parce que cela créer une ambiance que j’adore. Je l’ai déjà dit mais une ambiance est un ensemble de choses sur-complexes, qu’on ne peut retranscrire facilement. C’est le talent de celui qui me fait pleurer en lisant Racailles Blues, ce qui me fait aimer le vent l’été et tomber amoureux.

 

Bon, dans les MegaTen, l’ambiance est au sombre. Mais pas le sombre ghotico-moisi d’un film de vampire pour ado (même si dans les deux derniers Persona, on y touche), le sombre classieux que les japonais savent créer. Pas The Eye ou Dark Waters, non, non, plus comme …MegaTen … Moui, c’est assez unique en faite. Il doit bien avoir des mangas dans le genre, sans aucun doute, mais je ne les connais pas (ha ha, la honte, il ne connait pas un truc qui  n’existe même pas).

 

J'aime bien les calins, même si bon des fois ...

 

Ca reprend les ficelles du fantastique dans son schéma de base, à savoir l’apparition de l’extraordinaire dans un monde ordinaire. Ca se base sur différentes mythologies, créant un melting-pot assez étrange mais très réussi. Si je vous dis que dans Shin Megami Tensei 3 vous êtes un être humain devenu démon après la fin du monde et que vous divaguez au milieu de tas de gens qui veulent décider de ce que va être le nouveau (monde), que dans Digital Saga vous vous transformez en monstre et que vous devez bouffer les autres (humains/monstres comme vous) pour gagner en puissance et pour se nourrir (genre " han, j'ai envie d'un Kinder Bueno, ha ba non, je suis con, je vais bouffer Bruno"), ça vous donne quelques indices.

 

Ce sont des jeux adultes, passionnants, avec du vrai challange en dedant. Alors en vrai, osef de FF13, osef autant qu'un chat.

 



Yaaaaa!!

Par Birdie - Publié dans : °° Admirables jeux vidéos
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Mardi 19 mai 2009 2 19 /05 /Mai /2009 22:06

Tout le monde le sait, j’aime les jeux vidéo. Sachez aussi que j’aime les chats. Avec le temps, je me dis que quand même, c’était mieux avant. La première fois, quand je me suis rendu compte que je pensais ça, quand j’ai vu dans mes neurones l’expression naître en lettres verdâtres et suintantes, ce fut accompagné d'un " Suis-je vieux ?".

 

Je refuse un commentaire.

 

Vais-je devoir m’acheter un canapé tapissé en macramé ? Fumer la pipe et boire du cognac ou des gauloises et de la 1664 en canette ? Me plaindre tous les jours du fait que l’épisode du Renard soit une rediffusion tout en sachant qu’ils n’en tournent plus depuis 19 ans et en le regardant quand même. Est-ce que j’allais devoir me lever à 5h30 et manger à 11h ? Devoir fantasmer sur Evelyne Dhéliat en mangeant du salsifi ? Blaaaa.

 

Non non, je ne suis pas vieux, c’est la vérité, autour de moi, tous le monde est d’accord ; le constat est accablant, les jeux vidéo, c’était mieux avant.

 

Alors maintenant. Pourquoi ? Est-ce que notre affreuse société consumériste a transformé ce média merveilleux en hachis baveur qui véhicule des idées barbares et un manque consternant de profondeur ? C’est vrai qu’avant les héros étaient des hérissons bleus, des écureuils et des plombiers et que maintenant tout n’est que gros bras suintants la violence et bimbos à demi-vétues. Mais ça ne prouve pas grand-chose (hormis le fait qu’avant on prenait quand même plus de drogue).

 

Le projet avorté de Sega "Travel through the bubble system full of fluffy things with waterguns and lollipops."

 

Alors quoi ? Une trop grosse importance du graphisme par rapport à la nouveauté ? Oui, un peu, c’est vrai, mais on arrive toujours à innover quand même (suffit de voir les jeux du PSN et du X Box Live ou même certains éditeurs qui osent faire un 2 différent du premier alors qu’ils leur suffisaient de faire pareil mais en plus beau (Relic et son Dawn Of War 2)).

 

Non, non, la vérité, c’est qu’on a grandi. Pas qu’on ne sait plus apprécier les joies simples d’une après-midi passée en slip à essayer de faire le meilleur temps possible à MicroMachine 2, non non, (la preuve et SF4 et son mode championnat, tout le temps allumé en ce moment chez moi) c’est que maintenant, on a de l’argent. Enfin en tout cas, moi j’ai de l’argent. Et même, avec les possibilités d’Internet, même pas besoin d’argent pour jouer (est-ce que tu volerais une voiture ? Est-ce que tu volerais un sac à main ? Alors pourquoi tu voles Wheelman ? Parce que franchement c’est un jeu de merde et que Vin Diesel il a quand même une tête de con).

 

Je me rappelle encore ému de l’attente insoutenable de mon douzième anniversaire, dans le tiroir un peu terne du buffet de l’entrée, entre des stylos verts et des piles salines, un rectangle reposait sa quiétude en végétant, comme tout bon bout de plastique qui se respecte (les bouts de plastiques se respectant tous, c’est bon). Dans son habillage de papier aux ballons multicolores et de scotch transparent, il abritait en lui un jeu qui marqua mon enfance. Shining Force 2. Je me rappelle que j’avais loué le 1 trois fois, ce fut bon. Alors quand j’ai vu le second, trôner sans prétention dans un magasin qui s’appelait Games Paradise entre Eternal Champions et Ristar, j’ai dit à ma mère que je le voulais, lui, pour mes 12 ans.

 

J’ai du attendre de longs jours la date fatidique et une fois ma vie augmentée d’une autre année, j’ai déballé le jeu avec avidité, je l’ai enfourné dans ma Megadrive et après un Sega bleuté, une intro avec un homme rat et des questions que je ne comprenais pas (de l’anglais évidemment, sachant que c’est ce jeu qui m’a donné envi d’apprendre cette langue à la base) posées par une sorcière à la robe violette et à la voix faite de bips, on ne m’a plus vue, dans ma joie extrême j’ai joué, longtemps.

 

N'empèche que les types qui faisaient les jaquettes à l'époque, ils n'avaient jamais joué aux jeux desquels ils allaient faire la jaquette (cette phrase est grammaticalement parfaite si on prend comme juge un enfant de trois ans texan, un loup et Cindy Sanders).

 

Aujourd’hui, si je veux un jeu, je vais en ville, je l’achète et j’y joue, point. Seule l’attente d’une sortie prochaine pourrait me donner cette sensation perdue (mon Dieu comme j’espère de toi Star Ocean 4). On a oublié tout ça, le devoir impérial d’avoir au moins 14 de moyenne si on voulais avoir une Playstation à noël, l’extrême importance d’avoir des amis pour espérer jouer à plus de trois jeux différents dans l’année.

 

Alors je ne sais pas vraiment si le jeu vidéo était de meilleur qualité avant (et je pense que c’est le contraire pour tout vous avouer, n’en déplaise à certains abrutis qui pense que « la 3D c’est caca parce que bon c’est mieux la 2D parce que je trouve que moi je m’y perds et puis ho hein moi j’ai joué à la Nintendo et y avait pas de 3D et même que moi j’avais Pong et que je l’ai plus parce que c’est mon cousin qui me l’a volé pendant l’hiver 81 alors que je regardait un épisode de l’Agence Tout Risque et que depuis je lui cause plus »).

 

Le plus triste c’est que parfois, je rejoue à Shining Force 2, et que bon, c’est quand même bien vieux. Je suis sur qu’il se plaint de la rediffusion d’un épisode du Renard.

 

PS : Mon Dieu, je viens d'apprendre sur Wikipedia que Le Renard est toujours une série en tournage. Je suis outré, comme une outre.

 

Et oui, je suis toujours là. N'en déplaise à certains qui n'aiment pas les controverses que je suscite.

 

NB : j'ai piqué l'image des trucs avec des bulles sur lui : link

 

 

Par Birdie - Publié dans : °° Admirables jeux vidéos
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Mardi 14 avril 2009 2 14 /04 /Avr /2009 20:03

J’ai toujours aimé les chats, c’est vrai quoi, ils sont mignons. Même si ce début d’article semble éminemment passionnant, je ne vais pas parler de chats, c’est juste une excuse pour mettre une photo de chats juste après ce paragraphe, c’est vrai quoi, ils sont mignons les chats. A la place, je vais parler de littérature, en général. Parce que moi j’aime bien la littérature, presque autant que les chats.

 

Ouiiiiii.

 

Bon.

 

Il fut un temps où j’étais une sorte d’évangéliste du bien-lire, frappant verbalement tous les honteux lecteurs d’Harry Potter, de Marc Levy ou de Dan Brown, mais grâce à un travail sur moi et à une thérapie de groupe de gestion de la colère, je m’en fiche un peu de ces gens là, et puis si ça ce trouve là dedans y a des gens très biens, voire de très jolies filles, voire de très jolies filles rousses, voire de très jolies filles rousses avec des lunettes et c’est donc stupide de se priver comme ça d’une strate de la population uniquement parce qu’ils lisent de la merde. Après, j’essayerais toujours de les convaincre de lire autre chose, mais je ne vais pas leur lancer des tronçonneuses pour leurs goûts douteux, non non non.

 

J’ai toujours aimé la littérature, c’est vrai quoi, c’est mignon. Non, ce n’est même pas vrai, je n’ai commencé à réellement apprécier la lecture enfiévrée d’un tome perdu à la couverture sale et à l’odeur catacombique (c’est un très beau mot je trouve, je suis triste qu’il n’existe pas alors je l’invente) qu’une fois ma majorité passée. Ce n’est pas parce que je ne lis que des livres interdit au moins de 18 ans, c’est juste que c’est comme ça. Avec le début des études j’ai du être emporté par le souffle moite des auteurs alcooliques, des poètes drogués et autre écrivains en bonne santé (on les oublie souvent), une sorte de mouvance, quand on est lycéen on doit aimer l’alcool et quand on est étudiant on doit aimer Proust. Et l’alcool aussi.

 

Même si par une double introspection acrobatique je me dis bien que j’ai commencé à lire pour me la péter, le résultat c’est que j’ai continué à lire parce que j’aimais beaucoup ça. Petit, j’aimais bien ça aussi, mais bon, nous sommes, et nous étions toujours, quand j’étais un enfant, à une époque où la lecture d’un club des cinq entre Dragon Ball Z et Les Chevalier du Zodiaque (pendant Sailor Moon donc si vous avez bonne mémoire) faisait de nous des surgénies aux yeux de tous, donc bon.*

 

A mon époque le club des cinq était une lecture reservée à l'élite des enfants.

 

Alors donc, au delà de cette logorrhée sans aucun sens, je vais vous dire ce que j’aime bien moâ, comme trucs à lire. Je suis loin d’être monomaniaque déjà.

 

La littérature française de la fin du XIXème et de la première moitié du XXème m’intéresse vraiment beaucoup. Camus et Vian sont des compagnons très estimés, Huysmans, Céline, Queneau de parfaits égorge-temps. Mais au dessus c’est le charmant Marcel Proust que j’affectionne passionnément (vous attendiez un «  particulièrement » je parie).

 

Alors, il y en a pour dire que Proust c’est imbuvable, que c’est tout pourri, que c’est pour les grosses têtes pleines de préoccupations hors monde réel. Et bien je leur donne une gifle moi à ces gens là, et même que je les préviens avant. Proust possède sans doute le style le plus agréable au monde, le lire, c’est comme faire une balade en bateau sans ramer, nous laissant le temps de contempler un paysage construit, complexe (dans le bon sens du terme), d’admirer une époque et une classe sociale sous tous les angles. Proust c’est rendre les préoccupations d’une vieille super intéressantes, c’est nous faire dire qu’on se faisait bien chier pour rien à l’époque tout en nous enthousiasmant pour toutes ces circonvolutions à la politesse ourlée de bienséance que même madame de Fontenay trouverait fort barbantes, mais en nous rendant quand même la chose fabuleusement captivante. Proust c’est me faire aimer les histoires sentimentales, et ce n’est pas peu dire. En vrai, lisez Proust, une fois quelques pages (bon, cent quand même hein) de passées, on tombe amoureux du style et on veut vraiment tout savoir sur l’entourage et la vie du narrateur. Et puis en plus ça vous fera aimer Dave !

 

Jean-Louis approuve ce que je dis pour l'instant, mais il reste circonspect. Merci de ton professionnalisme Jean-Louis.

 

 

Après la littérature française, c’est surtout l’anglo-saxonne qui m’intéresse, et puis comme j’ai la chance de pouvoir lire en anglais (oui je me la pète) je peux encore plus en profiter. Mes goûts sont franchement vastes mais c’est surtout dans la littérature de l’imaginaire que je me retrouve (hormis des gens comme Kerouak, Joyce, Wilde …) En bref, j’aime assez la Fantasy, le Fantastique et la Science Fiction. Vous allez me refoutre en pleine gueule le Harry Potter pour la Fantasy ou même le Dan Brown pour le Fantastique, et je vous revomirais que c’est comme tout hein, faut faire le tri. Par exemple, moi, je n’aime pas du tout Tolkien. Ca m’ennuie profondément même. Le truc, c’est que cet individu a inventé (ou adapté intelligemment pour les gens qui aiment bien pinailler) de nombreuses choses dans le domaine et que moi, à force de voir des Elfes, des Nains, des Orcs, et des méchants très méchants, je suis devenu incapable de lire le Seigneur des Anneaux sans m’énerver. On est né là dedans, des types avec de grandes oreilles et des petits avec des haches, on a du en voir des milliers avant d’avoir l’âge de lire vraiment le père Tolkien (j’en connais plein des gens qui l’ont lu à huit ans, mais bon, tu peux très bien lire Ulysses de Joyce à cinq ans c’est pas pour ça que tu vas y comprendre grand-chose), rien qu’en jouant aux jeux vidéo, voire aux jeux de rôles papier pour les plus sans petite amie d’entre vous.

 

Alors Tolkien est victime de son succès. Enfin, je ne sais pas si le fait que je ne l’aime pas fait de lui une victime, je ne pense pas être si important.

 

Alors qui j’aime ? J’aime d’abord énormément Pratchett. Il fait dans la drôlerie, oui, je sais, mais il écrit bien et j’aime rire. J’aime aussi beaucoup Douglass Adams, dans le même ordre d’idée, même si je le trouve plus fin que le premier. Après j’adore Moorcock, parce que c’est bien, simplement et  Mervyn Peake (je vous conseille la trilogie de Gormenghast, c’est intelligent, bien sombre, fouillé et les personnages sont très réussis). Chez les vieux je suis amoureux de Lovecraft (oui, les visages blêmes et la misanthropie je kiff) et de Poe (c’est follement originale je sais). Et puis aussi Gaiman ou Reynolds pour les plus contemporains.

 

Mais mon Dieu, je me relis et me rends compte que ça devient inintéressant, ça ne sert à rien d’établir une liste des gens que j’aime lire, alors je vais m’arrêtez là, ça ne sers à rien. Du. Tout.

 

Alors voilà, j’aime la littérature, vraiment beaucoup, j’aimerais même en faire mon métier, une veste en daim (pas la barre au caramel, l’animal), une pipe, une barbe monstrueuse et un parterre d’étudiants (surtout d’étudiantes) m’écoutant dire que King, quand même, il a pas que écrit de la merde.

 

Le petit Marcel se la pétait grave depuis qu'il avait fini son roman.

 

 

 

*Désolé pour ce mélange des temps, je tente des choses vous voyez.

 

 

 


Par Birdie - Publié dans : °° Littérature performatrice.
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Vendredi 3 avril 2009 5 03 /04 /Avr /2009 23:02

On passe sur les quelques heures pour tout débloquer et on se concentre sur ce qui rythme ma vie depuis presque deux mois, les combats en ligne. Les premiers jours, on rencontrait 90 % de Ryu et de Ken. Alors bon, je me suis vraiment demandé pourquoi. Est-ce que tous les joueurs de Street Fighter 4 n’ont aucune originalité ? Ils s’habillent tous chez H&M, écoutent Nirvana et Oasis, prennent un menu Big Mac avec frite Coca au MacDo, aiment le Nutella et Naruto, s’appellent Sébastien ou Maxime (Marie ou Léa), roulent en Clio ou en 206, aiment le foot et supportent Marseille ou ont été voir les Ch’tits et boivent de la Kro ? La réponse est tout autre, ce sont tous des abrutis.

 

Ce petit chien joue à Street Fighter, et il en a gros.

 

Après des centaines de combats, c’est un très bon résumé. Je pense, sincèrement, que sur 1000 adversaires, seulement trois étaient intéressants. J’ai le souvenir ému d’un Ryu qui m’a mis un sublime cinq zero sans aucune faute, d’une Chun-Li aérienne et d’un M.Bison sur agressif. Et puis après c’est tout. Passées les deux semaines de Ryu et Ken, on eu le droit a du Ryu, Ken, Gouki. Maintenant c’est surtout Guile et Blanka, puis Sagat quand ils perdent. Je me suis battu contre deux El Fuerte, un Gen et ZERO C.Viper…

 

Au fil du temps, l’Allemand s’est concentré sur Dalshim (après un passage sur Dan) et moi sur le beau dictateur au rire charmant (après avoir longtemps pris El Fuerte, qui est génial à jouer mais vraiment trop faible à non haut niveau (oui, il a un combo presqu’infini vraiment sympa mais je n’arrive pas à le faire (oui je suis pas doué (oui c’est quand même chaud à faire (oui je sais))))) et un peu de C.Viper (mais j’attends mon stick pour vraiment m’y mettre). La Vieille, lui, joue avec Rufus et Zangief. La Vieille étant mon autre colocataire (c’est le dernier, enfin il y a bien mon chat mais il mérite une encyclopédie à lui tout seul donc je préfère ne pas digresser sur lui dans un article qui n’est pas centré sur son éminence poilue sinon ça va durer des plombes).

 

SF4, kéké édition.

 

Au final, il existe deux types de joueurs sur ce magnifique X-Box Live (mais je suppose que c’est la même chose sur le PSN, voire pire).

 

 Les adversaires qui n’attaquent jamais, et ce, même s’il joue avec Fei Long ou Rufus. « Si je lui pétais sa face à cet individu, que ça face des pladaboum dans son estomac et tout le toutim ? … Non non non, j’attends, dans mon coin, je vais même peut-être faire caca ». Vous, vous attaquez et donc vous prenez des risques, et puis vous êtes aussi très impatient (oui vous êtes aussi un abruti mais mieux) vous n’avez pas quatorze ans, vous n’êtes pas en slip dans votre chambre qui pue le stupre onanique, entre votre poster d’Angelina Jolie presque toute nue, votre affiche de Blade 3 et vos figurines Spawn, vous n’êtes pas un gros fion qui joue comme si de sa victoire dépendait l’avenir du monde. On se prend à imaginer des terroristes qui menacent les parties génitales du concurrent, à chaque défaite de violentes décharges parcourent les glandes atrophiées du pauvre joueur. On pense que Saw 7 ça sera sûrement ça, que si ça ce trouve ils sont en train de le tourner dans la maison de votre adversaire.

 

Vous, vous avez envie de vous amuser, de faire un match magnifique, de resplendir devant vos amis, de vous la péter devant les filles (un certain genre de filles, les filles bien, tout simplement (à dire avec une tête sobre et légèrement désabusée)). Mais vous êtes condamné à observer un être assis 24 heures sur 24, à attendre qu’on attaque, la bave aux lèvres, le regard vide, la main moite.

 

Donc oui, c’est affreusement lourd, surtout quand à coté vous n’avez qu’une manette de X-Box affreuse et que votre Stick Arcade a décidé de ne pas venir, parce que finalement, le centre de tri de la Poste c’est quand même chouette comme endroit.

 

RodinondiDJUUUUUU !!!

 

Et de là viens un autre point traumatisant. Le deuxième type, plus rare, mais plus terrible, surtout qu’il est souvent une amélioration du premier, une sorte de combo.

 

 Je me fais très régulièrement exploser par des personnes vraiment nulles, mais alors vraiment. Là ce n’est pas du 14 ans en slip, c’est plus du 12 ans en pyjama Spiderman. Pas plus tard qu’il n’y a pas longtemps, un Ken qui ne faisait que des Shoryuken m’a mis un 6 à 1. La raison est simple. Dès que je j’attaquais (lui bien sur ne le faisait jamais), il bourinait sur la commande du SRK, et comme je ne suis pas forcement super doué, il m’arrivait de louper mon combo, résultat, une grosse partie de la barre de vie qui vole. Et oui SF4 c’est ça, une trop grosse importance de la contre attaque. Alors bien sur, j’aurais pu me contenter d’utiliser le Roundhouse de Bison qui est divin, mais ça ne m’amuse pas du tout (c’est quand même ce que j’ai fait pour ma maigre victoire). On rajoute les gens qui ont des réactions complètement absurdes et donc, on se fait prendre, parce qu’on essaye de prévoir un peu (ou alors ils ont des pouvoirs psychiques et ils prévoient que je prévois qu’ils prévoient, mais bon)… On rajoute qu’en ce qui concerne les jeux vidéo, je suis du genre à me lever et à chopper un Gilles de la Tourette éclair (alors qu’en vrai je suis calme et sobre, allez savoir pourquoi) et que donc plus je perds (contre un GROS NUL je le répète, une sorte de type qui rit comme un dindon en disant « Kamayouka » (référence inside, si tu te reconnais, envoie moi un mail, tu m’intéresses * insérez un regard salace*)) plus je m’énerve et plus je perds (heureusement qu’au bout d’un moment j’arrête, quand une veine du front commence à menacer d’exploser en faite).

 

Alors on peste et on grogne, on jette la manette et on joue à Pokemon.

 

Street Fighter 4 est un jeu vraiment génial, sont très (trop) gros problème, ce sont ceux qui y jouent. Ne me regardez pas comme ça en me traitant de mauvais perdant, les trois adversaires intéressants que je décris au début de l’article m’ont tous explosé, juste qu’ils l’ont fait avec panache, pas en martelant une touche au pif. Alors oui, je suis aussi un peu nul, je m’invente des excuses, je mank de skill, je suxx je C pa fèr de so avec des cou de pié LOL, mais bon, quand même. Bientôt, j’aurais mon Stick arcade et même si, au fond, ce n’est pas ça qui me transformera en japonais, j’aurais alors la motivation pour bouffer du mode training en rafale, pour supporter les musiques affreuses, pour apprendre par cœur les noms des attaques (Naki Sakebe. NIGHTMARE BOOSTER ! Koko ga kisama no HAKEBA DA !!) et puis peut être que je reviendrais avec un article « han mais j’étais vraiment trop un sac à l’époque ».

 

Aï hamme teh baiste ov teh failltteu. Fiiiiie miii.

 

Alors voilà, je suis là, à écrire des choses sans fond, mais, bien au creux de mes mains la sueur des futurs combats attend, l’eau et le sel végètent dans mes paumes et mes doigts, ils n’attendent qu’une seule chose, le grave bruit de la sélection du personnage, l’écran gravé du VS condescendant, la fébrilité qui agace la colonne vertébrale, round one, FIGHT !

 

 

PS : l'adresse du blog auquel j'ai volé le beau dessin de fracassage de stick :  http://goblog-gobi.blogspot.com/


 

 

Par Birdie - Publié dans : °° Admirables jeux vidéos
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Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /Mars /2009 13:32

   Au début, j’avais écrit un long test de Street Fighter 4, mais je me suis rendu compte qu’au delà de ma prose subtile et de mes jeux de mots absolus, c’était tout de même bien inutile. Alors, j’ai préféré vous raconter un peu mes expériences autour du jeu, c’est plus fun et c’est moins chiant à lire.

 

Stouitte Faillteu Fo

 

   Je l’avais réservé et je l’ai donc eu un jour avant sa sortie (essayez de trouver une logique à ça), dans un magasin Games. Je déteste ces magasins, les vendeurs sont la plupart du temps des abrutis, le choix est ridicule et la clientèle insupportable (vous savez, ceux qui regardent toutes les jaquettes de jeux pendant de longues minutes en étant collés à l’étalage). Vous allez me demander pourquoi t’y vas alors, espèce de con ? Et ba je suis du genre impatient et c’est par ce moyen, certes odieux, que je peux avoir mes jeux le plus rapidement. Au final, après plusieurs expériences traumatisantes je me suis réfugié chez Micromania pour avoir mes jeux neufs, ils n’y connaissent rien en jeux vidéo (et je m’en fous hein, je vais pas demander de conseils moi hein) mais sont polis et souriants (même s’il y a souvent la queue et que c’est grandement agaçant).

 

   Donc bref, le jeu une fois en main, passées les hordes de types d’handicap international, les repris de justice qui vendent des cartes postales avec des aquarelles de chiens malades, les gars bourrés (une tribu inquiétante qui fera sûrement un bon sujet pour un article prochain) et les individus en manque de nicotine qui t’oblige à te priver de la douce musique qui sorte de ton sublime casque audio pour t’agresser buccalement en te projetant des postillons perfides et hagards, le visage vide des sans-passion, la main tendue et la démarche ridicule, ponctuant de « t’as vu » leur demande somme toute simple mais désagréable : « t’as pas une garrot », je me retrouve chez moi, avec un de mes deux colocataires (que j’appellerais l’Allemand par souci d’anonymat), un amateur de Street Fighter lui aussi.

 

T'as pas une garrot ?

 

   La version collector une fois déblayé de ses fioritures, nous installons le jeu dans la console. La console est évidemment une X Box 360, j’ai des tas d’arguments pour prouver sa supériorité face à la PS3 mais j’ai pas que ça à foutre.

 

   Et là, dans mon esprit brillant, un flashback me percute le cervelet. Les premières images du jeu qui m’avaient fait émettre des phrases comme « mouais » ou « han, il chausse du 58 », le relatif oubli de sa prochaine sortie, la joie délicieuse quand j’ai vu qu’il serait en 2D, l’attente douloureuse.

 

   Passer une introduction magnifique (vraiment) le premier choc fut la musique : horrible. Le genre de bande son pour une surboum ukrainienne en 1994. On la coupe rapidement, on met les voix en japonais (parce qu’on se la pète et que l’Allemand de toute façon il sait parler japonais alors si je veux savoir ce que M.Bison* dit ba je lui demande, il n'arrive pas à comprendre, on met en américain, j’entends (parce que moi je sais parler anglais), et il me dit « Ha ba oui c’est ça qu’il dit aussi en japonais » (je suis médisant, ce n’est pas vrai, mais je trouve important de rabaisser son entourage)). On teste un peu tous les personnages et c’est la joie, on se met à beugler dans la rue, on se déguise et on fait des matchs dehors, on se lance des cailloux hadoken et l’un de nous fini à l’hôpital (c’est encore faux mais certaines filles aiment les hommes enfants (ça fait ressortir leur coté maternel) alors je tente ce coin là du spectre féminin pour l’instant).

 

Dan, en vrai.

 


   Pour résumé, on s’amuse. Enfin, surtout moi. L’Allemand gueule contre la manette de X BOX 360, et même si j’acquiesce, je me dis que bon, on va s’habituer. Mais en faite non.

 

* Il faut savoir que les personnages M.Bison, Vega et Balrog sont en faite, dans l’ordre Vega, Balrog et M.Bison (oui je sais) en version japonaise. Les américains ont opéré ce changement parce que Balrog (le Balrog de la version américain, Bison en japonais donc) est un boxeur, et qu’ils (Capcom) ont craint un procès de Mike Tyson (on dit Baïssonne en anglais, ça se ressemble énormément quand même), surtout que ce boxeur se bat uniquement pour l’argent et qu’il est ultra violent. Les amateurs de Street Fighter ont pris l’habitude d’appeler M.Bison, Vega et Balrog (de la version américaine) Dictator, Claw et Boxer, pour éviter les malentendus. Moi je continue de les appeler comme en version américaine, mais comme l’Allemand lui utilise les noms japonais, ba nos conversations sont parfois bien connes.

 

La suite plus tard.

Par Birdie - Publié dans : °° Admirables jeux vidéos
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